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Bref historique Pierre Jutras est mêlé à la saga du Stade depuis sa construction. Il travailla pour le mandataire-coordonateur et maître des travaux LVLV (Lalonde Valois Lamarre Valois) engendrant plus tard LAVALIN. Quelques articles de journaux, magazines, entrevues télé, nouvelles ont fait état de ses travaux mais on oublie vite. Il fut de tous les concours d'idées et appels publics de candidatures lancés par la RIO. Tout d'abord en 1982 alors que le mat ne devait plus être construit, tronqué qu'il était à la hauteur de l'anneau technique, il présenta une idée de couverture autoportante pneumatique de forme elliptique dont le pourtour allait s'asseoir à quelque 10 mètres autour de l'anneau technique. Cela donna lieu ultérieurement à des brevets et cette technologie fut aussi adoptée au Japon et en Corée aussi tôt qu'en 1983. Suite à ce concours, la RIO, le gouvernement décidèrent d'opter pour le scénario original soit de parfaire le mat et de fabriquer une toile rétractable. Au fur et à mesure que la tour s'élevait on se rendit compte que les assises des pattes avant du mat posaient problème car elle s'écartaient. On cessa les travaux et on développa des contre mesures. Lavalin trouva comment terminer le mat en coque de bateau, plus léger, plutôt qu'en béton puisque des faiblesses aux pattes du mat empêchaient de continuer en béton. Le poids sauvé permettait la poursuite du projet dans les critères de chargement ultérieur du bout du mat. Lavalin eut le contrat sans appel d'offre, et pour le mat et pour la toile originale modifiée (Socodec-Lavalin) du concept Taillibert. En 1992 un autre Appel est lancé par la RIO pour trouver une solution de remblacement de la toile Socodec-Lavalin rendue inulilisable suite à de nombreuses déchirures. Cinq proposants se présentent dont 3 sont retenus pour entrevues. Un seul candidat avait une solution en main soit Pierre Jutras/Ace Textile Architecture. La firme Janin, mandatée par la RIO publie une analyse sommaire des candidatures reçues (1993). Aussitôt la RIO met derrière elle le concours et recommande au gouvernement qui la suit, de développer elle même leur solution-maison: un grand anneau en acier soutenu en son pourtour par les 26 cables du mat. Cet anneau serait traversé par d'autres poutres et poutrelles pour y fixer finalement isolant et membrane extérieure en panneaux de fibres de verre. Il serait maintenu en place par une penture à la base du mat à hauteur de l'anneau technique et stabilisé par des vérins reposant quelque part autour de l'anneau technique. La RIO demanda $57M pour réaliser le projet mais après près de $20M de dépensé, le design était encore une fois dans l'impasse. Jamais à la suite de cette première réunion du Comité de sélection de 92 ainsi qu'après le rapport synthèse émis par Janin-SM(93), il ne fut mention qu'au moins une solution avait été présentée lors du concours de 92. Ce ne fut plus commenté ni rapporté aux ministres responsables, qui il faut le dire n'ont jamais cessé de changer, ni en Commissions parlementaires ou débats à la Chambre. Jamais non plus Pierre Jutras ne fut par la suite contacté par la RIO pour peut-être explorer des pistes de solutions. La solution présentée alors au concours de 92 par Pierre Jutras comportait une structure de soutien cablée, souple, composée de cables disposés en toile d'araignée et maintenue déployée vers le haut grâce aux 26 cables du mat et de ses 16 points d'attache périphériques. Le traitement architectural et la sécurité à toute épreuve cependant méritaient encore certaines améliorations. En 1997 la RIO annonce son projet Birdair qui adopte la même structure que celle soumise par Pierre Jutras 5 ans plus tôt. Le directeur du projet et porte-parole dans ce dossier était membre du Comité de sélection de 92 dont le rapport fut enterré au profit de la solution RIO qui n'a pas marché. Jamais elle n'a demandé de permission de se servir du concept de structure cablée lui ayant été présenté en 1992. En 2002, le cirque recommence et cette fois la RIO sollicite des manifestations d'intérêts l'égard d'une éventuelle 3ème toiture. Traumatisée pas ses échecs précédents la direction de la RIO concocte une formule PPP qu'elle vend au gouvernement. Plutôt que de rechercher une solution infaillible on cherchera de gros candidats qui se tiendront responsables de tous dégats éventuels en payant pendant 30 ans pour un toit qui fonctionne. Pierre Jutras y manifeste son intérêt. Deux ans plus tard, en août 2004, un groupe de professionnels nommé par la RIO pour établir les critères devant mener à la sélection d'un partenaire en formule PPP accouche de son texte et publie son premier Appel de Candidatures. Cinq proposants seulement s'y présentent avec chacun leur mémoire:
En janvier 2005, la RIO annonce qu'elle a rejeté toutes les propositions et qu'elle lance son Deuxième Appel de Candidatures remanié car le premier devait être trop rigoureux ou ne laissait qu'un candidat ce qui aurait été trop indécent. Ce sont encore les mêmes seuls candidats qui se représentent moins Omnidome. Cette fois Pierre Jutras a formé son propre groupe formé notamment de Pomerleau, Martoni-Cyr, Schokbeton, Jolina-Groupe Mach, Aérolande. Les 4 candidatures sont acceptées comme conformes mais la RIO en rejettera 2 pour n'inviter que Janin-Atlas et SNC-Lavalin à développer leur solution respective et recevoir potentiellement une bourse de développement de $150,000 pour ce faire. Dans le premier Appel, la note maximale attribuée l'approche conceptuelle était de 15%. Dans le deuxième Appel remanié, après avoir jaugé les candidatures, cette note est tombée à 5%. On nous a noté arbitrairement ou intentionnellement à 60.5% pour une note de passage de 70%, en préqualification, nécessaire pour être invité à se présenter et être vus par les divers comités de sélection indépendants de la RIO. Pour franchir cette première barrière il n'était pas nécessaire au candidat d'avoir une idée précise de d'une solution. Seulement démontrer qu'il peut avec succès mener à bien des projets très complexes et très chers. Le groupe d'Aérolande n'a jamais été convoqué par le comité de présélection où siègent des cadres de la RIO. Maintenant l'on vogue vers une solution qui sera de plus de $100m. Elle sera hautement technique. Elle requérera des modifications importantes et risquées aux structures du stade. Même si le partenaire-concepteur-constructeur-propriétaire superficiaire en demeurera responsable, tout bris ou défaillance contre lesquels la RIO veut se prémunir pourrait toujours faire fermer le stade advenant un incident, retards, arrêts de travaux… Après que la RIO eut décidé quels candidats pourraient élaborer et soumettre leur projet à la validation, le 8 juin 2005, le gouvernement a passé une loi étendant de 25 à 30 ans le nombre d'années de loyer que la RIO paiera à l'adjudicataire du contrat. De multiples démarches et lettres et requêtes à tous les échelons de la direction de la RIO et du gouvernement se sont butées à un silence impénétrable. La RIO a décidé que la proposition présentée par Pierre Jutras/Aérolande ne sera pas vue par les divers comités mis en place par elle-même pour trouver la meilleure solution au toit du Stade. L'évaluer serait admettre son excellence et forcerait la RIO à admettre qu'elle s'est trompée à plusieurs reprises dans ce dossier. Cela exposerait les raisons ténébreuses qui l'ont poussée à ne pas inviter Aérolande à présenter son concept dans le cadre de son Appel de Candidatures, ce sans offrir aucune entrevue comme le prévoyait le processus. La RIO soutient que le toit du Stade représente un très haut niveau de complexité et que rien ne peut être sauvé du toit actuel. Aérolande soutient le contraire et tient à le prouver. Toutes les interventions possibles ont été faites pour que la solution Aérolande, soit admise tel que le montrent les nombreuses lettres ajoutées au dossier. Nous avons aussi tout tenté pour encourager la RIO à ajuster le processus de sélection afin d'inviter tous les 4 candidats comme c'est sa prérogative comme elle en a déjà fait usage en remaniant sa grille pour n'admettre que ceux qu'elle veut bien. |